Jusqu’à il y a peu, nous pensions que la plus grande pyramide du monde se trouvait en Egypte, à Gizeh. Cependant, CNN a diffusé toute une série de news consacrées à La Danta, pyramide située sur le site du Mirador (El Mirador) au Guatemala.

Richard Hansen, chercheur travaillant sur ce site antique maya, a annoncé que la pyramide s’étend sur une surface équivalente au centre-ville de Los Angeles.

Selon le National Geographic, la pyramide de Kheops ne représenterait pourtant pas moins de 2,5 millions de blocs de pierre pesant de 2,5 à 15 tonnes la pièce. Malgré cela, la pyramide du Mirador surpasserait encore celle de Kheops.

Située au cœur de la jungle, El Mirador est un site archéologique maya de l’époque préclassique dans le bassin du même nom, situé dans le département du Petén au Guatemala, à quelques kilomètres au sud de la frontière mexicaine, au cœur de la Réserve de biosphère Maya. Il se dressait au milieu d’une forêt pluviale dense parsemée de marécages saisonniers. Édifié à partir du -600 av. J.-C., il atteint son apogée entre le 3è siècle av. J.-C. et le 1er siècle pour être abandonné aux alentours de l’an 150 de notre ère. Le site fut réoccupé partiellement à l’Époque classique (ca. 700-900).
Le penchant des Mayas pour les fastes architecturaux apparut vers l’an 600 av. J.-C. avec la construction de pyramides très massives à El Mirador.

Le site était connu des Chicleros qui parcouraient la région à la recherche de chicle (gomme qui provient du latex blanc et traditionnellement utilisée dans le chewing-gum. Pour info, le mot chiclé vient donc du peuple chicléros).

Les Chicleros lui ont donné son nom : « El Mirador » (le poste d’observation en espagnol), car du sommet de ses pyramides on embrasse toute la région environnante. On doit également aux Chicleros le nom des principales structures du site : « Tigre » (jaguar), « Danta » (tapir) ou « Monos » (singes-hurleurs). Le site fut officiellement visité pour la première fois en 1926 et fit l’objet de photographies aériennes en 1930. Une première expédition archéologique eut lieu en 1933. Il fallut attendre presque 30 ans pour qu’en 1962 des archéologues reviennent dans cette région particulièrement difficile d’accès.

Une première série de travaux importants, menés par Ray T. Matheny, Bruce H. Dalhin ainsi qu’Arthur Demarest et Robert J. Sharer, s’échelonna de 1978 à 1983.

Depuis 2003, l’archéologue Richard Hansen y travaille. La « Cuenca Mirador » figure en tête d’un groupe de cinq sites sélectionnés en 2002 par le gouvernement du Guatemala en vue d’une nomination sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, un projet contesté par certains ; reste à en connaître les motivations…

C’est sur ce site que son équipe a découvert une frise de trois mètres sur quatre, que les premières estimations donnent comme étant la plus ancienne de la civilisation maya, datant approximativement de l’an -300 av. J-C.

Ci dessous, une vidéo du National Geographic d’une durée inférieure à 4 minutes. Même si vous ne pratiquez pas langue, les images parlent d’elles-mêmes.
Les complexes de la pyramide du Tigre et celle de La Danta ont été construits pour faire face à l’un à l’autre.

Le centre civique du site couvre environ 26 km² avec plusieurs milliers de structures. D’Ouest en Est on distingue le groupe Ouest et le complexe Danta reliés par un sacbé. Le Groupe Ouest se compose de plusieurs complexes, dont les plus connus sont le complexe Tigre, l’Acropole centrale et le complexe Monos.

Cette partie du site est délimitée par une enceinte à l’Est et au Sud, tandis qu’à l’Ouest il se termine par une pente escarpée. L’ensemble le plus impressionnant est le complexe Tigre, dominé par la pyramide du même nom. La surface au sol de cet édifice haut de 54 mètres est six fois plus grande que celle du Temple IV de Tikal.

La pyramide est surmontée de trois structures, une grande flanquée de deux plus petites.

Cet agencement en «triade» est caractéristique de l’architecture d’El Mirador et du Préclassique récent en général selon les archéologues.

La pyramide s’élève à 70 mètres environ à partir du sol de la forêt, et compte tenu de son volume total de 2.800.000 mètres cubes, elle est maintenant considérée comme la plus grande pyramide du monde.

Il s’agit une fois de plus, d’une preuve supplémentaire parmi toutes les autres, que nous construisions des pyramides partout dans le monde. Plus nous avançons dans nos recherches, et plus nous pouvons penser que ces édifices avaient une réelle raison d’être fonctionnels.

Il est tout simplement inconcevable qu’à une époque si ancienne, démunie d’engin de chantier pour assister l’homme dans ses efforts, que nous ayons partout dans le monde passé notre temps à nous tuer à la tâche pour édifier ces structures. Il fallait vraiment en avoir besoin, restons raisonnables.

Dire qu’il aura déjà fallu plus de 50 ans pour que nous nous rendions compte que les pyramides n’étaient pas des tombeaux, alors que pourtant aucun corps n’y a jamais été retrouvé.

Dès lors, je continue de me poser cette simple question :

Que faut-il donc à nos universitaires, pour qu’ils cessent de s’asseoir sur des manuels vieux de plus d’un siècle avec autant de certitudes, alors que tout ce que nous découvrons tente à remettre en question leurs contenus ?

Jean-Paul Nizette
RAPPEL : il ne s’agit là que de quelques exemples.
Quelles soient en terre, en pierre, de n’importe quelle époque, les pyramides sont partout sur notre globe.
Il semble quelles soient le résultat d’une culture qui ne peut être que mondiale et vraisemblablement, édifiées peu après une autre culture. A moins qu’il ne s’agisse des mèmes peuples, ceux datant des mégalithes ayant évolué en s’adaptant à une situation précise.
Certaines pyramides sont relativement petites, d’autres sont énormes, tellement énormes que l’on ne comprend pas encore aujourd’hui comment elles ont pu être construites sans aucune technologie moderne, par des peuples qui pour la plupart étaient censés ne pas connaître la roue.

Il existe sans aucun doute des pyramides que nous n’avons pas encore trouvées. Elles sont pourtant à portée de nos regards, fondues dans des paysages bondés de denses végétations, comme celles de Bosnie récemment découvertes. Sous les océans également, au fond des lacs, comme celle du Japon ou du lac Fuxian en Chine.

Il est dès lors certain que ces édifices étaient vitaux pour le genre humain partout sur la planète.
Sans compter celles sous eaux.

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