SUR LA MAISON

Casa Invisível est une maison squattée par un collectif anticapitaliste, autonome et horizontal depuis le 2013, dans le centre de Belo Horizonte, au Brésil.

Avant d’être abandonnée, la maison a servi de logement à une famille riche, puis elle a abrité un restaurant durant plusieurs années. C’est une ancienne maison, construite sur deux étages, elle possède une cuisine capable de faire de la bouffe pour une grande quantité de gens, et à chaque étage de vastes pièces qui peuvent recevoir des ateliers, réunions, cinéclubs et d’autres types d’activités. Elle possède aussi une petite cour intérieure et une terrasse qui peuvent accueillir un petit potager, et un local donnant sur la rue qui pourrait devenir un infokiosque, un atelier ou encore un café-épicerie autogéré (voire tout ça à la fois)…

La maison est vide depuis près de 20 ans et est marquée par l’usure du temps: le toit, le sol et certains murs ont été endommagés par les infiltrations. Le réseau électrique et les arrivées d’eau doivent être refaites.

Nous réalisons des chantiers au moins une fois par semaine afin de retaper la maison Nous avons installé un système de récupération de l’eau de pluie qui alimente la maison en eau pour le moment, Une partie de l’eau récupérée a permis d’alimenter le ciment pour refaire le sol du premier étage et combler plusieurs trous dans les murs. Des graffeurs membres du collectif on repeint la façade.

Une fois remis en état, nous voulons faire de cet espace un lieu de résistance en plein centre-ville, un espace de rencontre qui puisse accueillir des ateliers, des discussions, des réunions, une imprimerie populaire, un ciné-club, une bibliothèque, des évènements permettant de financer et soutenir d’autres luttes, un potager… Le 27 novembre dernier, nous avons réalisé notre première activité ouverte : la FEIRA OKUPA SKINA, un marché de rue qui a investi le large trottoir qui fait face à la maison (fanzines, bouffe vegan, artisanat…).

Il est très important pour nous de parvenir à conserver un espace comme celui-ci. Depuis la phase de restructuration urbaine qui a précédée la Coupe du Monde, et la vague d’expulsion qui l’a accompagnée, il existe très peu de squats de ce type dans le pays. En pleine période de crise économique et politique que traverse actuellement le Brésil, il serait fondamental d’avoir un espace de ce type dans le centre de la troisième plus grande ville du pays, un lieu autonome, sans aucun lien avec aucun parti ni aucune institution étatique, qui puisse servir de lieu de rencontre, de confabulation, d’échange d’informations et de savoir, mais aussi potentialiser les luttes en cours – notamment contre les mesures d’austérité. Pour cette raison, au cours de cette phase initiale, la solidarité, l’entraide, l’échange d’expériences et tout type de soutiens – juridique, financiers ou autre – sont particulièrement les bienvenus.

Nous maintiendrons actualisée notre page sur le We (we.riseup.net/casainvisivel/), avec des photos des chantiers et des activités qui y ont lieu.

Collectif Casa Invisível